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 OS divers

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Gabriel Golding
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MessageSujet: OS divers   Lun 9 Mar 2009 - 17:15

J'aime bien, lors de crises d'inspiration écrire des scènes que je visualise, sans histoire autour ; je me crée un contexte, des personnages et j'écris ce que je vois.
Pas de trame, pas de début, pas de fin. J'écris comme je peins.
Toute critique objective est bienvenue (positives ou négative) et les commentaire argumentés sont vivement attendus.


Voici l'un de ces One Shot, j'en posterai peut être d'autres, plus tard.



Un coup contre la porte, suivi du grincement caractéristique des gonds mal huilés. Le visiteur ne semblait guère tenir en haute estime les convenances et politesses de rigueur. Les visiteurs, même, en l’occurrence, à en juger par les bruits de pas. Le mage réprima un soupir d’agacement. Ces ignares ne comprendraient sans doute jamais rien à la subtile délicatesse et propriété d’un silence parfait et mesuré, ses qualités immenses et par trop inexplorées. Leur tournant le dos, il devina la petite troupe se déployer derrière lui. Trois, quatre… cinq personnes, au souffle bruyant, nerveuses très vraisemblablement. Contraste stupéfiant avec le maitre des lieux qui ne broncha pas. Bien au contraire, il ignora superbement les importuns et continua à fixer la mosaïque posée sur sa table de travail. Trois cent dix-huit éclats de tesselle de forme rectangulaire, cent quatre-vingt-quatre verts, autant d’éclats rouges et la moitié d’éclats bleus. Mémoriser, visualiser, recomposer. L’exercice exigeait la plus grande concentration et un travail aussi rigoureux que laborieux. Un travail semblable à celui que nécessitaient l’apprentissage et l’utilisation de la magie. Chaque sortilège lancé était une mosaïque qu’il fallait comprendre et récréer entièrement de mémoire, dans ses moindres détails. Une erreur et c’était l’ensemble de la composition finale qui en était changée, parfois avec des conséquences désastreuses à l’égard de l’imprudent ou de ses proches voisins. « Vous connaissez la règle, vous devez vous y plier » ça avait été la première sommation. Il s’était débarrassé de la seconde, attentat de qualité médiocre qu’il n’avait eu aucun mal à contrer, s’attirant l’animosité du parti adverse, mais aussi une certaine crainte, une « notoriété » qui ne plaisait guère. Ses pairs les plus faibles, les plus lucides ou les plus peureux l’avaient encouragé à davantage de prudence et de discrétion ; il leur avait ri au nez. Bien trop fier. Tous ces pantins ne lui faisaient pas peur. « Vous êtes fous », telle était la conclusion à laquelle tout un chacun était arrivés. A présent il y avait le groupe d’intrus, ici, chez lui, dont l’objectif ne laissait pas de place au doute. Un fou ! Ceux là n’avaient rien compris à ce qu’il était. Pas plus qu’ils avaient la moindre chance de comprendre la complexité de la féroce partie qui s’était engagée entre deux puissances qui auraient du s’allier et se compléter plutôt que d’entrer en concurrence. Prendre au piège un fou… Dans un tel jeu, cela valait bien le sacrifice de quelques misérables pions, n’est-ce pas ?
Il ferma les yeux, concentration. Avec une lenteur toute calculée, il se tourna vers ses visiteurs en psalmodiant, haussant le ton tout au long de l’incantation. Les cinq mercenaires réagirent presque immédiatement… mais trop tard pour deux d’entre eux qui prirent le sort de plein fouet et se consumèrent sur place. Aussitôt les trois autres furent sur le mage qui ne tenta rien de plus pour se défendre. Il se laissa attacher les mains dans le dos et emmener… sur quelques pas seulement, avant de s’effondrer brusquement, tremblant, le teint devenu cadavérique. Les trois hommes s’entreregardèrent, hésitant entre crainte et surprise. Poison ? Sortilège ? Le mage, lui, esquissa un sourire.
« Je vous attendais », souffla-t-il, avant de s’éteindre, sans bruit, sans drame. Ils ne feraient de lui ni un exemple, ni un martyr, pour tous il resterait un simple fou.
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MessageSujet: Re: OS divers   Jeu 30 Juil 2009 - 15:13

Dans une autre veine, si je puis dire ;

Te Laat


Les yeux rivés vers le bas, elle mesurait l’immensité de l’infini qui s’offrait à elle. Deux pas. Il restait deux pas à faire. Deux pas, et puis la chute, le choc, le néant… Seulement deux tout petits pas… Non, il n’en restait plus qu’un seul, à présent. Faire un unique pas et tomber.

Dans sa poitrine, le cœur cognait à tout rompre, effrayé et enivré, comme s’il voulait rattraper, sur le peu de temps qu’il lui restait, tous les battements qu’il ne ferait plus. Elle tremblait, mais seulement de froid, en contemplant l’eau noire et glacée en dessous d’elle.

Un pas, un tout petit pas et ce serait fini. Le vent soufflait de face, jouait dans ses cheveux, faisait voler les pans de ses vêtements, l’accrochait… Tentative vaine et dérisoire pour la retenir. Il n’était plus temps. Elle n’écoutait plus sa plainte, elle n’écoutait plus les bruits lointain de la circulation nocturne, les bruits de la vie tout autour d’elle. Elle n’était déjà plus concernée. Exclue. Seule.

Elle respirait lentement, dernières bouffées d’air. Un pas… Avancer le pied, se pencher en avant, basculer, lâcher prise… Elle se demanda combien de temps son instinct lutterait pour chaque molécule d’oxygène, combien de temps avant de sombrer dans l’inconscience… Aurait elle un sursaut de peur ? Aurait elle mal ? Aurait elle le temps de regretter ? Y avait il seulement quelque chose à regretter ?

Quelque chose de chaud glissa le long de sa joue, laissant une trace humide et salée. Une boule de larme coincée dans la gorge. Encore un peu de courage, elle ne se demandait qu’un peu de courage pour achever ce qu’ils avaient commencé. De courage, elle n’en avait pas. Seulement la lente, longue et profonde détresse qui l’étreignait, et la douleur à l’endroit où ils lui avaient arraché ses rêves et ses espoirs. Tout devait finir. Maintenant ! Elle devait faire ce dernier pas. Un pincement au cœur, une pointe d’angoisse. Non, ne pas réfléchir ! Elle n’avait déjà que trop réfléchi, ressassé, ruminé. Pleuré, aussi. A présent il fallait agir et mettre un terme à ça. A tout ! A elle

Elle retint son souffle et pensa "pardon". Dernières larmes. Le corps bascula sous les yeux effarés d'un automobiliste. Trop tard.






Non, ce c'est pas une manie de tuer mes personnages... Quoique...
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MessageSujet: Re: OS divers   Jeu 6 Aoû 2009 - 20:52

Alice in Wonderland


Gabriel est mort. Il ne reviendra pas. Jamais. C’est de ta faute. Tu ne croyais plus en lui. Tu n’étais pas là. C’est de ta faute. Ta faute !
Expression figée en un rictus, poings serrés contre les tempes, Alice se démenait contre les voix dans sa tête. Qu’elles se taisent ! Elle aurait donné n’importe quoi pour que ça s’arrête. Pour ne plus les entendre crier, ricaner, résonner dans son crâne.
Elle avait pleuré. Beaucoup. Longtemps. Elle avait pleuré semaines après semaines. Elle ne pleurait plus, cœur et âme trop desséchés pour verser encore des larmes. Il ne restait plus que la douleur ; immense, dévorante, inextinguible. Il ne restait plus que ce puit sans fond de douleur où se noyer. Ça, et les voix dans sa tête.
C’est de ta faute, c’est de ta faute…
J’ai mal, je crois.
C’est de ta faute. Ta faute. Tout est ta faute. Gabriel est mort. Tu l’as tué.
Taisez-vous ! Partez. Laissez-moi…
Un rire grinçant, sordide.
Partir ? Mais nous ne pouvons pas partir.
Pourquoi ?
…Parce que nous sommes toi.









Pour la petite histoire, Alice est le personnage secondaire d'une série d'OS sur un certain Gabriel qui a pris beaucoup de place dans ma vie, un peu trop pour un personnage fictif. La seule façon que j'avais de me libérer de lui, c'était de le tuer. Alors Alice a réclamé un dernier droit à la parole avant de s'éteindre.


My reasons to live
Were my reasons to die
But at least they were mine
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MessageSujet: Re: OS divers   Sam 19 Déc 2009 - 23:54

Confessions



Non ! Ne m’approche pas ! Ne me touche pas. Ecarte tes lèvres de moi. Ecarte toi. Ma peau se souvient d’autres lèvres, ma peau se souvient d’autres mains sur elle. Je ne veux pas. Laisse moi, va-t-en !

Je ne veux pas vivre encore ça, je ne veux pas me rappeler. C’était différent. Oui, bien sûr que ça l’était. Mais la mémoire est traitre, et ma peau se souvient trop bien. Regarde, elle frissonne, elle tremble. Regarde, et puis ne regarde plus. Trop de marques. Celles que l’œil peut percevoir ne sont pas les plus douloureuses. Ma honte est bien plus grande. Elle me colle, m’enveloppe, m’étouffe, s’accroche à moi pour mieux me susurrer à l’oreille que tout ça ne changera jamais, que tout recommence un jour. Les jours se suivent, se ressemblent. Pourquoi ne se répèteraient ils pas ? Pourquoi y échapperais je cette fois ?

Non, ne dis rien. Ne me regarde pas comme ça. Je ne veux pas l’entendre, je ne veux pas le voir dans tes yeux. Ça ne doit pas être. C’est mon crime que tu dévoiles, c’est mon crime que tu me lances à la figure avec une tendresse insupportable.

Ne m’approche pas, ne m’enlace pas, ne m’embrasse pas, ne sèche pas mes larmes. Chasse ton amour ; il brûle plus sûrement mes plaies que le plus virulent des acides. Il me détruira. Ne peux tu le voir ? Ne peux tu le comprendre ? Garde silence, je t’en prie. Pas ces mots là. Ne m’assassine pas le cœur encore une fois.

« Tu es belle, ce soir »

Non, non, non. Non ! Je suis toute de douleur et de meurtrissures, je ne peux pas être belle. Ni à tes yeux, ni aux leurs. Je ne veux pas être belle. Ne pas commettre encore la même erreur. Ne pas commettre encore cette faute impardonnable. Un crime commis malgré moi, un crime de leur avoir permis de perpétrer le leur. Parce que tout ça est de ma faute ! Si je n’avais existé, peut être que… S’ils ne m’avaient pas trouvé jolie, ça ne se serait pas passé. C’est donc moi la cause. Ils n’ont été que les exécutants.

Ne m’approche pas. Ne me touche pas… Je t’en prie. Ma peau se souvient d’un autre souffle dans mon cou, d’autres mains sur mon corps. Je ne veux plus être salie.


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But at least they were mine
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