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 Nager à en perdre les plumes. [PV Fane]

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Samaël Sandrans
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MessageSujet: Nager à en perdre les plumes. [PV Fane]   Mar 18 Oct 2011 - 0:39

Yes, week-end ! Les yeux pétillants devant la télévision, l’esprit abruti devant la publicité d’une brosse à dent. Le voilà. Sam dans toute sa beauté, allongé comme une larve sur son canapé. Il répétait le script très complexe de la propagande défilante sur sa rétine de piaf. "Malinnn comme mapeddd ! Mapppedd !" S’il était à son état normal, il aurait dormit jusqu’à midi. Mais pour divers motifs, dont la chaleur accablante, il fut contraint à se lever à huit heures et quart. Puis à glander. La température lui avait vampirisé le peu de force qu’il avait accumulé durant son sommeil agité. Les moustiques, c’est un autre problème. Une affaire d’état même. Sa peau minée de boutons le démangeait que davantage avec la couche de Synthol. Il aurait pu fermer les yeux sur ce désagrément si seulement ces envoyées du diable ne s’amusaient pas à virevolter près de son oreille. Si, nous l’avons tous connu ce bzzzz à la limite de l’obscène. Parfois, un éclair de lucidité sur sa vie misérable. L’image d’un porc grignotant devant l’écran, né pour grossir, fait pour glander. Tiens… Je devrais peut-être… C’est bon. Il a oublié pourquoi il pensait au spot pour lutter contre l’obésité.

« Pour garder la forme, pratiquer un sport régulièrement ! »

Ah voilà. Comme malgré lui, il appréhenda le petit ventre naissant sous son T-shirt noir imprimé d’une image de pacman. Il adorait ça, les T-shirt de geek. Moins ça paraissait normal, mieux c’était. Des fois les gens ne comprenaient pas. Même lui ne saisissait pas toujours l'humour derrière certains motifs. Le plus gênant, c'est lorsque les gens comprenaient, et pas lui. Comme la dernière fois où il avait opté pour le T-shirt brun "Game Over" suivit d'une image de bébé pixelisé. Pour lui, ça paraissait normal.

Il avait envie de prendre le haut "This is Madness ? No ! This is SPARTA !", s’il devait sortir aujourd’hui. Il se félicitait intérieurement d’avoir programmé quelque chose. Vêtement à porter : OK. Il faut qu’il se lève. Il faut qu’il se lève. Il se lève. Il… IL A FAIT DU SPORT !

Ses pas nonchalants le guidaient vers le miroir. Moment de vérité entre deux clignements de paupière. Son sourire s’effaça face à son reflet, et laissa place à la dure réalité.

- Mhmnh… TSSS ! C’est mignon un peu de cellulite… Bon. Bon… Bonnnn… BON !

Quelques grimaces s’esquissaient sur ses traits. Il tirait la langue, sortait sa bouille charmante l’instant d’après, avant de se raviser. Il savait quoi faire, ça le répugnait de le dire, ça l’exaspérait d’avance. Seulement, même si pour l'instant, son ventre était discret, dans quelques jours ça ne sera plus le cas. En plus, il était onze heures, il faisait probablement 34°C et c’était samedi. Les astres avaient conspiré contre lui pour réunir en un jour toutes les raisons pour lequel il ne fallait pas sortir de chez lui. Il aurait pu s’en arrêter à là, se dire que "c’est un signe ! Il FAUT que je reste chez moi !" Mais non. La télévision aimait foirer ses plans.


« Aujourd’huiii la piscine inaugure son nouveau toboggan "Le Kamikaze" !
Profitez de cette nouvelle attraction, les entrées sont à demi-prix !»

Bah voyons. Il fallait que ça tombe sur ça. Il n'aimait pas nager. Il ne savait pas flotter bêtement comme un canard. La dernière fois qu'il a foulé le carrelage usé et les flaques d'eau chlorée, c'était à l'école. Il avait frôlé la noyade à cause de ses ailes. Il y avait laissé quelques plumes aussi. Un suicide aquatique. En plus, là tout de suite, il n’était pas bien motivé. Seulement, un peu d'eau fraiche sur son corps ne serait pas de refus. Mourir seul, c'est pitoyable. Alors il allait faire comme toutes les fois où il avait besoin d’un prétexte pour faire quelque chose qu'il jugeait à la fois inutile et indispensable : Appeler Fane. Parce-que lui, il pouvait le motiver, c’était en son pouvoir. Sauf que voilà, s’il appelle Fane, avec sa bouille trop mignonne à faire craquer les plus têtus, c’était CERTAIN qu’il irait à la piscine. Du coup il hésite. Il avait ouvert son placard par la même occasion. Oui, sans maillot de bain le sujet sera clos. Il rêvait d’un homme beau et fort, se tenant fièrement sur le plongeoir haut de trente mètres, tellement classe dans son boxer de bain tatoué par la grande marque sportive qu’il pouvait à lui seul noyer d’amour ou de jalousie tous les baigneurs à vingt mètres à la ronde. Accessoirement, il avait décidé que ce héros de bassin aurait des ailes grises, les membres écailleux, un regard ténébreux à faire tomber, et une tignasse bien dressée. Et cet homme là serait Samaël le démoniaque, Samaël le conquérant, Samaël le…

« Samm ! C’est Papa ! Je SAIS que t’es chez toi ! Réponddddd ! »


Répondeur. Il n’était pas pressé de courir, amorcer un saut épique, prendre le téléphone et répondre en souriant comme un camé de sa voix la plus suave et la plus essoufflée : "Allo bonjours ici Samaël le céréale-loverrr qui est à l’appareilll ?♥" Cette fois-ci, il décrochera en priant vaguement pour que se soit trop tard. Et évidemment…

- Mon filllsss !
- Papa…
- Tu fais quwwwoiii ?
- Je… Pourquoi ?
- Parce-que je me disais que je passerais peut-être pour voir comment ça se passsee de ton cotéé, enfin voilà quoii ! T’es libre ?♥
- Euuuuhh noon j’ai un rendez-vous en fait…
- AOUAI ? T’en as de la chance, t’as trouvé un petit copain ! C’est important l’amour hein, faut pas finir célibataire comme ton vieux père hein !
- Gné ? AH ! N… En fait siii tu vois c’est un rendez-vous très important je ne peux pas le louper et je suis en retarddd lààà…
- Je comprends ! Bonne chance ! Oh. Pas d’bêtises. T’as pas intérêt à appliquer les cochonneries sous ton li… Sam ?


Il sauta sur son téléphone portable. Sms de détresse.


« FANNNNEE ! Go piscine à 13h ! Il fait chaud, il fait beau,
c’est samedi, je dois faire du sport et toi aussi, pour rester
en forme et en plus, le chlore ça hydrate la peau sisi ! :-D

- 10 Aout 2066, 11:24
De : Dieu
»
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Fane Hartell
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MessageSujet: Re: Nager à en perdre les plumes. [PV Fane]   Dim 30 Oct 2011 - 21:31

Dieu, sur le portable de Fane, s'appelait Samaël. Ange de la Destruction et Germe du Désespoir. Malheureusement la limite de caractère était placée à 30, ce qui ne lui avait laissé que trop peu de place pour les titres honorifiques. Fane écarta un coussin de son visage afin de lire le message en entier. Treize heures.... Ça lui laissait combien de temps ? Deux petites heures, selon le même portable. Le faon tenta un mouvement précautionneux, de peur de son inaction prolongée du matin n'aie fait fondre tous ses os. Ses jambes étaient emmêlées dans un drap léger, les oreillers pleuvaient anarchiquement de son lit, ainsi que feu son pyjama et divers livres, feuilles de papier et crayon qu'il avait eu entre les doigts depuis sont réveil, quelques heures plus tôt. Il était plus que temps de fouler le plancher la moquette.

La piscine hein ? Pensa le faune en trainant l'intégralité de ses un mètres soixante devant le miroir. Quand il pensait piscine, c'était plus fort que lui, il s'imaginait fatalement un petit ami, l'eau chaude, un corps à moitié nu à frôler (vous avait-on déjà parlé des hormones ?). Son reflet lui envoya l'image impitoyable d'un enfant un peu maigrichon ayant oublié de grandir. Ses oreilles étaient soyeuses galbées à souhait, et à la limite, ça il appréciait, et ses cheveux aussi. Ensuite il fallait avouer, c'était un peu la débandade. Il hésita, se tourna à demi, et constata avec amertume que ses tâches de faon ne s'étaient pas sauvées pendant la nuit. Elles continuaient à lui lécher les épaules et les omoplates avec ferveur. Fut un temps il les avait trouvé particulièrement jolies et bien dessinées, mais à seize ans, Dieu, c'était tout simplement honteux d'en avoir.
Et si la piscine avait un défaut c'est qu'elle avait abandonné depuis au moins cinquante ans les maillots bénis qui courraient du haut du cou jusqu'en bas des chevilles. Fane laissa retomber sa tignasse noire le long de sa colonne pour cacher cette honte. Ses doigts glissaient songeusement sur les touches du téléphone. Bien sûr qu'il répondrait non. Et il pourrait ainsi se vautrer dignement dans sa frustration pour le reste de la journée. Et celle d'après. Et celle d'encore après. Ou bien exhiber ses tâches de bébé devant une cinquantaine de personne tout en espérant trouver un prince charmant pédophile. Le dilemme serait rapidement expédié.

« Désolé mais je ne pense pas venir parce que »
Et là il bloquait. Parce que quoi ? Indécis, planté devant son miroir, scruta la profondeur des pixels de son écran. Malade ? Flemme ? Honte ? Autres projets ? Quelle excuse invoquer ? Et surtout allait-il se défiler de façon aussi moche ? Il était un cerf non ? Et même plus, un Hartell, il n'était pas lâche, si ? En équilibre sur un jambe, il se frotta le mollet d'un bout de sabot, commençant à se résoudre. Il effaça son message d'un geste, en ouvrit un nouveau.

« OK j'y serais mais tu me dois un ice tea. »
Il appuya sur le bouton d'envoi avant d'annuler aussitôt de façon précipitée. Retour au message, édition.

« OK j'y serais mais tu me dois un ice tea. Et un goûter. Et aussi, pas de vers de terre dans l'eau cette fois >:(

- 10 Aout 2066, 11:36

De : Fane
»

Il fixa l'icône d'envoi jusqu'à ce qu'elle disparaisse, puis balança le téléphone sur son lit d'un geste à la fois souple et Plein d'Elégance. Bon. Alors. Changer de culotte, celle avec des fraises après tout ce n'était que pour la maison hein. D'ailleurs ce n'était pas parce qu'il avait les mêmes fesses que dix ans plus deux qu'il devait conserver ses sous-vêtements, il les jetterais à l'occasion (ce n'était que la centième fois qu'il prenait cette résolution). C'est donc joyeusement nu qu'il se mit à cavaler en quête de vêtement pas trop serrés et pas trop ennuyeux à remettre, et surtout d'un maillot de bain. Après avoir retrouvé les un sous son lit, les autres derrière son armoire, il se promit de ranger sa chambre dans un futur proche et bondit dehors.



Il n'était même pas entré et le chlore lui chatouillait déjà le nez, ça promettait. Le couloir carrelé qui partait à sa droite menait au vestiaires. Les bruits de discutions, douche et sèche-cheveux parvenaient jusqu'à lui, et, plus lointains, les clapotis irréguliers d'eau, de plongeons, et de cris réverbérés entre quatre murs et un plafond assez éloignés les uns des autres. Le jeune au guichet était un bouc, apparemment capable de garder un sourcil sur deux froncé en permanence, ce qui fascinait secrètement le faon qui lampadernait de façon très esthétique en attendant Samaël. Après tout il n'avait que dix minutes d'avance, il n'aurait pas le temps de se transformer en plante verte. Quoique...
Les gens ne cessaient de passer devant lui, par couples, ou par groupes. Il baissait les yeux momentanément pour les braquer sur leur dos quand ils les avaient dépassé. Pas question qu'il rentre seul dans ces vestiaires. Il commença à taper doucement le tapis d'un sabot nerveux. Tout irait fatalement mieux quand Sam serait dans les parages, mais pour l'instant il se sentait aussi emprunté que..que...

- Excuse-moi petit, tes parents ne sont pas là ?

Fane eut un mini-sursaut rapidement suivit d'un regard meurtrier machinal. Ses oreilles étaient si tendues de contrariété qu'elles lui en faisaient presque mal. Sa main se serra sur la lanière de son sac, pour bien souligner qu'il avait un SAC, même que c'était un Cyprès&Banana, et donc un sac de GRAND, bordel!

- Non j’attends un ami.

Et il esquissa un sourire si acide que les citrons n'avaient qu'à bien se tenir. Si Fane avait été un Sims sa jauge de sociabilité aurait dépassé le stade du rouge pour tomber dans le noir, il était presque temps de se créer un ami imaginaire.
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Samaël Sandrans
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MessageSujet: Re: Nager à en perdre les plumes. [PV Fane]   Mar 1 Nov 2011 - 15:11

Il s’était agenouillé douze fois, avait caressé le sol encore et encore, faufilé sa main dans les moindres recoins, remué ciel et terre. Son dernier rangement – qui datait de cinq semaines – se voyait de nouveau bafoué pour des recherches précipitées. Sa chambre : Bérézina, où le désordre régnant gagnait de plus en plus de terrain pour laisser Sam dans le désespoir total. Il était cerné. Cerné de déchets, de pulls, de chaussettes trouées, de poussières, de livres ou de papiers. Même le matériel de radiophonie trônait là, sur le tas innommable. Le propre et le sale se mélangeaient en une harmonie des plus mauvaises ; Sonate de dos miné et crescendo de rage, salto de vêtements sur un sol blindé. SILENCE ! Il pose tout, s’arrête, se fige. Il va…

Réfléchir ? Venant de lui c’était assez incroyable. Et pourtant.


Où ai-je mis mon maillot de bain pour la dernière fois… ? Il sèche, question suivante. Quand me suis-je servi de mon maillot de bain pour la dernière fois ? Il y a dix ans. Il était même possible que le slip tant convoité soit resté chez ses parents. Il appréhenda le bazar inutile autour de lui, se posa sur le fauteuil comme étant le seul survivant de cette quête difficile, et il pensa. A rien. Il somnolait. C’était trop d’effort pour lui que de penser à tout ce qu’il fallait encore faire. Acheter un nouveau maillot et VITE. Chercher sa serviette, ses lunettes de plongées et une bouée - qu’importe, un truc qui flottait. Un goûter aussi pendant qu’on y est. Un rapide coup d’œil à son portable. Nouveau sms. Un sourire amusé. Un goûter ET un ice tea.

Mais avant un red bull, et c’est reparti. Il s’était satisfait d’une gorgée dans une canette déjà ouverte dans le frigo – Depuis quand ? Un grand mystère – et avait fourré dans un vieux sac en cuir sa serviette aussi bien décorée que ses T-shirts, deux paquets de chips bolognaise, des vêtements de rechange, de quoi se doucher, un brassard (il avait paumé l’autre), une gourde d’eau (dans une piscine, un comble), la crème solaire, les lunettes de soleil, son mp3, son portable, une carte de dix places à la piscine (un peu poussiéreuse), et le plus important, la PSP. Voilà. Il était presque prêt. « Presque » parce-que son porte-monnaie était anorexique.

Midi. Son ventre gargouillait, et lui passait chez son voisin du rez-de-chaussée. Le moins grognon de tous alors qu’il avait à présent 75 ans. Sam était son homme de ménage. Oui. Les cordonniers sont les plus mal chaussés après tout. La porte s’ouvre. Fane no jutsu : Samaël sort sa gueule d’ange.

- Bonjours M’sieurs… Je… Je viens chercher ma paie pour hier, quand vous n’étiez pas là…

Regarde Monsieur, je suis adorable là, sisi. Mon estomac agonise, je peine à vivre. J’ai un homme et dix enfants à nourrir. Et accessoirement il me faut du pognon pour passer à l’épicerie. L’ancêtre lui offrit un large sourire, s’excusa, lui donna quelques jolis billets et même des cookies que le volatile accepta avec joie. Samaël, 65kg de vice. Hier était son jour de congé, et il avait prit sa paie tout de même. Sauf que Mr Farend avait un Alzheimer avancé, et que c’était trop facile de le pigeonner. Je le rembourserais… Un jour… Peut-être…

Go acheter le maillot. Dans un magasin de sport, un vrai. Là où une balle de ping pong coûte la peau des fesses sous prétexte que ça résiste à une force de trois cent newtons, que c’est aérodynamique, flexible et que les grands sportifs l’achètent. Il avait hésité pendant près de trois quart d’heure entre trois boxers, tous aussi beaux, tous aussi classes, tous aussi chers. Avant, 50£. A présent ? Plus que 20. Un petit tour à l’épicerie du coin pour acheter une bouteille d’Ice Tea, une de Coca, deux paquets de bonbon, et l’équivalent d’un panier qui s’était malencontreusement remplit au fur et à mesure qu’il progressait dans les rayons. Il ne lui restait plus que cinq minutes et quelques secondes, 5£ et quelques centimes, et cinq kilogrammes supplémentaires à son sac en cuir.

13h10


Ses ailes déployées, les cheveux au vent et ses jambes ballotant dans le vide, il tentait de discerner une place où atterrir. Oh. La route est libre ! Soyons fou.

A l’entrée, il y avait exactement une tornade de plume, ignorant totalement les klaxons affolés des conducteurs mécontents, des gens – mais on s’en fout des gens - un bouc, et Fane qui a dû poireauter certainement plus de dix minutes. Sam s’approche, tout souriant, dissimulant la légère gêne par rapport à l’attente. Il salue, s’excuse furtivement et change aussi rapidement de sujet en montrant ses sacs de l’épicerie, les cookies de Mr Farand, et les deux paquets de chips. Petit rictus aux coins des lèvres. Oui, tu n’as rien à dire, mon retard est amplement justifié ET excusé.

- J’espère quand même que ton estomac n’est pas aussi petit que toi !

Sourire taquin. Il avait sorti le ticket à dix places, celui tellement poussiéreux mais étrangement valide, et le passa à une borne deux fois. Et c’était chouette, parce-que la queue devant le guichet devenait longue et Sam ne savait pas si Fane pourrait encore patienter une demi-heure. Sa petite voix au fond de lui lui murmurait que, pour une fois, il semblait… organisé. C’était un miracle. Le piaf trainait le faune à travers les vestiaires. Oui, les cabines semblaient être tous pareils mais c’était un leurre, son sixième sens le voyait. La preuve, les cabines à porte bleue tout au fond paraissaient être en osmose avec le karma intergalactique, et en plus l’azur était une jolie couleur.

- J’suis à cotté !

Voilà, à peine avait-il désigné l’endroit où son pote pourrait se changer dans un chakra favorable qu’il avait déjà disparu dans une cabine d’à coté. Il se sentait bien dans ce petit endroit clos, tout seul avec sa conscience, à sortir en slow motion son boxer de pro, neuf, beau, noir avec des motifs tribaux turquoises. Dans ses mains, il en était tout béat, mais sur sa peau, bien en place, c’était l’orgasme. Une petite pensée pour le maillot de Fane.

- Heyyy Fane ? Rose à froufrou ou blanc avec des fleurs ?

Il sentait bien un khi meurtrier dans la cabine voisine. Il en riait.
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Nager à en perdre les plumes. [PV Fane]
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